CHAMPIONNAT REGIONAL 1 -
PICARDIE
ENTRAINEMENT:
Vendredi : 20h00 à 22h30
Lieu d'entrainement:
Gymnase Salengro - Creil
Sous la supervision de notre collaborateur, Dany Dubé, Hockey Le Magazine a réuni des experts et leur a demandé de trouver la meilleure ville de hockey de la LNH. Une chose ressort très clairement de ce sondage: même si tous ne sont pas unanimes sur la meilleure ville de hockey de la LNH, ils sont d'accord sur le fait que Detroit n'est pas - ou, si vous préférez, n'est plus - HOCKEYTOWN.
Ce sondage demandait à nos cinq experts de se prononcer sur l'une des plus difficiles questions à répondre?: où est situé le meilleur environnement de hockey de la LNH??
Comme il devenait très difficile d'avoir un regard uniforme sur le débat, nous avons présenté une liste des critères (voir autre texte) qui permettront aux spécialistes questionnés d'avoir une base d'analyse plus uniforme. Cependant, la clé de cet exercice demeure avant tout de sonder chacun des panélistes participants, afin de connaître ses préférences.
En 12e place, Chicago fait un retour parmi les bonnes villes de hockey de la LNH. Au 11e rang, il y a égalité entre Boston et Colorado. Ce sont deux villes aux traditions bien différentes. Pendant que Boston reprend du poil de la bête depuis la mise en place du nouveau système financier avec le partage des revenus combinés au plafond salarial, l'Avalanche amorce une phase de transition. Cependant, cette organisation fait toujours partie des succès financiers de son circuit.
Une grande ville de sport trône au 10e échelon et c'est Philadelphie. New York, elle aussi grande ambassadrice du sport professionnel, se retrouve neuvième. La région du Minnesota est un château fort du hockey américain, il était donc normal de la voir dans cette prestigieuse liste des 10?! À ma grande surprise, par contre, Buffalo devance Minnesota sur la liste finale de nos experts. Cette situation s'explique en partie par le soutien du public lors des années sombres vécues par cette organisation. Ce qui lui donne une crédibilité qui est à la hauteur de sa contribution envers la LNH.
Ottawa est de retour. C'est possiblement la ville la moins riche en histoire, même si l'équipe a déjà existé au début des années 20. Sa grande rivalité avec les Leafs a contribué à son positionnement au sein du groupe sélect. Le haut du classement est meublé par des villes canadiennes. Elles représentent le bastion de cette ligue.
Vancouver (bonne sixième) demeure passionnée pour son équipe malgré la période difficile que traverse cette organisation. La ville de Detroit, celle qui s'est appropriée le titre de «?HOCKEYTOWN?» se retrouve au cinquième rang. Il est clair que les experts respectent énormément la valeur de la tradition de cette grande organisation. Cependant, la situation économique de cette région combinée à l'absence d'un amphithéâtre de qualité a fait glisser cette ville au classement.
Juste devant, en quatrième et troisième places, apparaissent les grandes rivales de l'Ouest, soit Calgary et Edmonton. Ce sont deux très grands marchés pour le hockey. Enfin, en deuxième place, on trouve Toronto. Malgré les déboires de son équipe, jamais cette ville n'a cessé de la soutenir. La couverture médiatique en fait un marché chaud de la ligue.
En terminant, c'est la ville de Montréal qui s'est classée bonne première. Parmi les choix des experts, c'est l'endroit qui a obtenu le plus grand nombre de points. La grande couverture allouée à l'équipe par les médias et la qualité de la formation présentée cette saison ont influencé le choix du panel. Tout comme pour Toronto, il était impossible d'ignorer le grand succès aux guichets. De plus, la grande tradition qui caractérise ces deux organisations a pesé dans la balance.
Quoi qu'il en soit, les cinq premières villes au classement sont toutes des grandes ambassadrices du sport. Mais le titre de «?Madame Hockey?» est décerné cette année à la ville de Montréal.
Voici donc le classement des meilleures villes de hockey de la LNH selon Hockey Le Magazine. C'est sans réelle surprise que Montréal s'empare de la plus haute marche du podium.
Top 10 des villes de Hockey
NB : Une première position donne 10 points et une 10e, 1 point.
Les critères
Chaque expert consulté a dû dresser son propre top 10, de façon à ce que Hockey Le Magazine en compile un cumulatif. Ainsi, une première position donnait 10 points et une 10e, 1 point. La ville avec le plus de points au terme des cinq classements remportait la palme.
Dubé et ses confrères se sont servis de critères bien précis.
1-La ville possède-t-elle une culture de hockey ?
2-Qu'en est-il de l'histoire de l'organisation ?
3-Est-elle parsemée de succès ?
4-Quelle place occupe le hockey dans les médias locaux ?
5-Sent-on un sentiment d'appartenance parmi les membres de la communauté ?
6-Quelle est l'ambiance qui règne dans l'amphithéâtre ? Ce dernier est-il de qualité ? Les assistances y sont-elles nombreuses ?
7-L'équipe possède-t-elle un centre d'entraînement ? Et ces installations sont-elles de qualité ?
8-L'équipe entretient-elle des rivalités naturelles avec d'autres formations du circuit Bettman ?
9-Mise-t-elle sur des joueurs vedettes ?
10-Et, finalement, le hockey mineur est-il en santé dans la région ? L'équipe en a-t-elle favorisé le développement ?
Tous les experts réunis par Dany Dubé étaient très au fait de ces critères précis. Ils ont ainsi pu dresser leur propre top 10.
Tout comme Dubé, les collaborateurs choisis (Louis Jean, Elliotte Friedman, James Murphy et Jocelyn Thibault) sont soit affectés à la couverture régulière des activités ou d'anciens membres de la LNH.
Mon classement des meilleures villes de hockey tenait compte avant tout de la place que prend le sport dans chacune des 30 villes de la LNH, de l'intérêt que génère une équipe dans la communauté régionale. Ce classement n'a rien à voir avec les destinations préférées des joueurs. Évidemment, cette liste aurait présenté un visage bien différent si les joueurs avaient été impliqués dans ce sondage?!
À cause de la méthode utilisée, les villes qui démontrent un intérêt et un attachement particuliers pour leur équipe se sont retrouvées parmi les meilleures. Là où le hockey est une religion, les villes ont obtenu les meilleurs classements.
En plus, les organisations qui possèdent de grandes traditions, les régions qui possèdent une culture de hockey ainsi que la qualité de la formation ont été des éléments qui ont eu une influence sur les résultats.
Une organisation comme celle des Penguins, par exemple, ne s'est pas distinguée outre mesure à cause de la qualité de son amphithéâtre. Avec un nouveau building, les Penguins se seraient mieux classés.
À l'inverse, malgré une formation en reconstruction et plusieurs changements au sein de la direction, les Maple Leafs de Toronto ont obtenu une excellente marque à cause de la qualité des infrastructures qu'ils possèdent. L'histoire et la tradition de cette organisation en font une ville importante pour la LNH.
Les Stars de Dallas et les Devils du New Jersey étaient sur un pied d'égalité avec les Penguins selon les critères établis avant le sondage. La qualité du noyau de joueurs chez cette jeune équipe prometteuse m'a fait pencher pour l'équipe de Mario Lemieux. Évidemment, la qualité de la formation a également fait fluctuer légèrement le classement. Malgré tout, les Devils, avec leurs nouvelles installations, représentent un très haut standard de qualité pour les amphithéâtres dans le circuit Bettman.
Le Wild s'est mieux classé que des villes comme New Jersey et Dallas en raison de la qualité de son environnement. C'est la région de hockey la plus importante pour USA Hockey. Le sport y est en santé et le Wild possède donc un milieu très similaire aux villes canadiennes. L'aréna fait partie des plus beaux du circuit. D'autres villes se sont bien classées dans mon évaluation. Buffalo, Philadelphie et Chicago aux 13e, 14e et 15e rangs sont assurément au-dessus des autres villes du reste de la ligue.
Le Centre Bell, pas le meilleur
Il y a quelques années, jamais Montréal ne se serait retrouvée en haut de ce prestigieux classement. La progression constante de sa formation au cours des trois ou quatre dernières saisons est pour beaucoup dans sa position. Aussi les fêtes du 100e anniversaire et la fièvre qui anime cette année marquante dans l'histoire de l'organisation viennent placer sous la loupe l'organisation montréalaise.
À l'instar d'autres formations, les infrastructures du Bleu-Blanc-Rouge sont légèrement sous la barre de l'excellence. Le Centre Bell comporte plusieurs faiblesses, et malgré une bonne position stratégique sur le plan géographique, la maison du Canadien est surclassée par plusieurs amphithéâtres du circuit Bettman. Le fait de ne pas avoir encore de site d'entraînement n'est pas à la hauteur du statut de cette grande organisation. Les tours d'autobus à l'Aréna de Verdun, ce n'est pas très professionnel?! Cependant, à la décharge de celle-ci, l'organisation est sur le point d'inaugurer son nouveau centre d'entraînement. Les joueurs pourront bientôt bénéficier de conditions d'entraînement comparables à celles des Rangers, des Stars et de l'Avalanche, pour ne mentionner que celles-là.
Mais, au-delà de toutes ces considérations, la qualité du public et la grande culture du peuple québécois placent la ville de Montréal, comme la première ambassadrice du hockey pour la saison 2008-2009?!
Buffalo, la seule et unique
Les Sabres bénéficient d'un support incroyable à Buffalo. La ville pourrait bien perdre son équipe de la NFL, mais assurément pas celle de la
LNH?!
Les propriétaires ont laissé partir Daniel Brière et Chris Drury ces dernières années, mais les supporteurs sont néanmoins restés fidèles. En 2006-2007, il fut un temps où sept des dix chandails les plus vendus de la LNH étaient ceux de joueurs des Sabres. Une belle ville de hockey?! En deuxième position, je place Edmonton qui, selon moi, est la meilleure ville canadienne en raison de la loyauté de ses partisans, même lors des longues périodes de défaites.
De plus, il y a quelques années, le monde des affaires d'Edmonton a tout fait pour empêcher l'équipe de déménager à Houston. Montréal est quant à elle unique pour l'atmosphère qui règne dans la ville et au Centre Bell. On en a eu une autre preuve la saison dernière lors des séries éliminatoires. Aucune autre équipe n'est meilleure que le Canadien pour attirer les jeunes aux matchs.
Le prix des billets à Detroit est exorbitant, mais les Red Wings ont néanmoins le mérite de devancer leurs confrères des Pistons de la NBA au chapitre des cotes d'écoute. Un fait rare aux États-Unis. Les fans masochistes des Maple Leafs ne désespèrent pas malgré 40 ans de disette. L'équipe est la plus surveillée au Canada. Ceux qui peuvent se payer un match au Centre Air Canada doivent cependant se soustraire à un comportement de zombies dans les gradins?! Dommage. Vancouver suit, en sixième position. Mais ses fans resteront-ils loyaux si l'équipe continue à décevoir?! Les abonnements de saison sont en baisse constante depuis le milieu des années 1990.
Calgary a aussi éprouvé des problèmes aux guichets avant l'arrivée de Darryl Sutter au sein de l'état-major. Maintenant, l'équipe est très populaire et l'ambiance qui règne dans l'amphithéâtre lors des séries éliminatoires est incroyable?! Un petit point bonus aussi pour le site flamesgirls.com lors de la finale de la Coupe Stanley de 2004?!
Minnesota arrive au huitième échelon pour la qualité de l'équipe et du Xcel Energy Center, bien que le hockey universitaire et collégial soit encore plus populaire là-bas que celui de la LNH.
La Place Banque Scotia d'Ottawa est l'aréna le moins bien situé de toute la LNH?! S'y rendre est un véritable enfer. Dans les champs de Kanata?! Et, comme le dit si bien un Sénateur?: «?il y a seulement six journalistes quand on gagne, mais 20 quand on perd?!?» L'engagement de la communauté envers l'équipe est mitigé.
Finalement, pour conclure mon top 10, je place Pittsburgh, qui devance de peu Philadelphie parce que ses joueurs, contrairement à ceux des Flyers, ne vivent pas au New Jersey?!
Vive le canada!
Sans même avoir lu les critères établis par l'équipe de Hockey Le Magazine, il n'y avait pas de doute dans mon esprit que les six premières positions du
classement revenaient de plein droit aux équipes canadiennes. Le seul dilemme à résoudre était comment les placer. La riche tradition du Canadien et son omniprésence dans la société et les
médias m'a fait classer Montréal comme meilleure ville de hockey de la LNH. Et même si Toronto et Ottawa pourraient très bien rater les séries éliminatoires cette saison, la culture de
hockey de ces deux villes et les installations de leur équipe leur a permis de demeurer dans le top 3.
Ces derniers critères ont fait chuter Calgary et Edmonton aux rangs 4 et 5, même si les deux clubs devraient être du tournoi printanier à la fin de la saison. Le manque de vedettes a aussi joué contre Edmonton. Vancouver non plus ne déborde pas de joueurs vedettes, mais sa sixième place est davantage attribuable à son histoire et à sa tradition sans réel fait marquant, comme la Coupe Stanley. Pour ce qui est des quatre dernières positions, Minnesota a devancé ses concurrentes en raison de la culture de hockey qui règne dans la ville et de ses fans. Detroit, une équipe riche en tradition et qui compte beaucoup de rivalités, termine huitième. Ces deux-là sont assurément les meilleures villes de hockey aux États-Unis.
Les choses se corsent cependant pour les deux derniers échelons. Buffalo et Philadelphie arrivent à égalité en neuvième place?; Buffalo a le dessus pour ce qui est des rivalités et des amateurs, et Philadelphie, pour l'histoire et la tradition. Cette égalité permet à Pittsburgh de se hisser en 10e position, grâce à ses «?dynasties?» du début des années 1990 et la renaissance ces dernières années de l'équipe menée par Sidney Crosby.
Montréal, devant Toronto!
Quels sont les deux éléments principaux qui font vibrer les amateurs de hockey?? Réponse?: l'émotion et l'intensité. On a beau établir des dizaines de
critères, une vraie ville de hockey ça ne se mesure pas, ça se sent. C'est dans les tripes. Ca va au-delà de la qualité des infrastructures ou la présence de joueurs vedettes. Les villes
comme Dallas, Denver et San Jose ont bien du mérite, mais la LNH survivrait très bien sans elles.
Dans certains marchés, le hockey est une mode qui finit par s'effriter. Y aura-t-il encore du hockey en Floride, à Columbus, à Nashville ou en Caroline dans 20 ou 30 ans?? Pittsburgh est un choix «?sexy?», mais retirez Malkin et Crosby de la formation et la frénésie disparaît.
On ne peut ignorer les Original Six Teams. Le hockey est bien enraciné à Detroit, New York, Chicago, Boston et même Philadelphie.
Vous allez dire que les amateurs des Bruins et des Blackhawks ont tourné le dos à leur équipe. Faux. Les partisans sont encore là, toujours aussi passionnés. Mais pourquoi supporteraient-ils un propriétaire méprisant et arrogant?? L'exemple des Expos de Montréal me vient à l'esprit.
Les villes mentionnées dans mon top 10 survivront à toute épreuve puisque pour elles, le hockey c'est d'abord et avant tout une passion. C'est intrinsèque. C'est un amour qui se retransmet de père en fils, de génération en génération. Même sans la LNH, le hockey sera toujours présent. Ce n'est pas le cas pour les 20 villes que j'ai ignorées.
Detroit, HOCKEYTOWN pour vrai!
Après avoir cumulé tous les points en fonction des critères établis, Detroit et Edmonton étaient à égalité en tête. Je me suis basé sur les plus récents
succès des organisations pour déterminer un vainqueur. Detroit a évidemment eu le dessus. Il y avait ensuite égalité au quatrième rang entre Montréal et Calgary. Sauf que cette fois-ci,
j'ai choisi Montréal devant Calgary à cause de sa tradition et de son histoire. Il est à noter qu'évidemment, les six villes canadiennes sont dans le top 10 mais, néanmoins, c'est une ville
américaine qui domine.
Un fait apparaît dans ce palmarès, à savoir que la situation géographique de ces villes est très importante. Ce sont toutes des villes situées passablement au nord. Pittsburgh s'est hissée dans le top 10 grandement à cause de ses récents succès et de l'aménagement d'un nouveau site d'entraînement. L'arrivée de Sidney Crosby y est aussi pour beaucoup à tous les niveaux.
On aurait pensé que Montréal serait première, mais elle a perdu quelques précieux points par rapport à l'absence d'un complexe d'entraînement lorsque le Centre Bell est occupé. Mais cette situation sera corrigée très bientôt, comme tout le monde le sait.